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Pieric Hotellier - Guide de haute montagne

Éthique et environnement : notre engagement pour la montagne

Ethique et environnement

Éthique et environnement : un engagement profond au cœur de ma pratique de guide

Au cours des sorties, des voyages organisés, voici les points forts qui retiennent mon attention afin d'offrir qualité, sens de l'écologie et du développement durable y compris dans nos activités de loisirs. En tant que guide de haute-montagne, je considère que mon rôle dépasse largement l'encadrement technique et inclut une responsabilité environnementale forte.

Mobilité douce et choix d'itinéraires responsables

Ce sont à mes yeux des bases pour que chaque instant devienne harmonieux.

- Privilégier une mobilité douce (voir ce site) : covoiturage, train, train bus, train vélo.

Autant de possibilités pour une écomobilité. Voilà quelques idées autour d'Annecy : https://www.camptocamp.org/articles/412654/fr/changer-d-approche-12-idees-de-sorties-montagne-sans-voiture-autour-d-annecy Cette approche s'intègre parfaitement dans mes activités comme les courses d'arêtes locales facilement accessibles en transports en commun.

- Sélectionner un ratio temps de trajet/temps de course toujours le plus positif possible. Par exemple privilégier une escalade d'arête dans les environs d'Annecy plutôt que d'aller en Suisse voisinne pour une activité similaire, qui nécessiterait de nombreux kilomètres en plus. Cette logique guide mes choix pour l'alpinisme de proximité.

- Laisser à d'autres la pratique de l'héliski

- Lorsqu'un choix d'hebergement m'est demandé, choisir gite et refuge ayant une norme de qualité (HQE, ISO 9001 ou 14001) ou développant des actions favorable à un meilleur équilibre homme - nature.

Alimentation locale et groupes à taille humaine

- Pour les moments de restauration, privilégier la nourriture locale et bio. Cette attention portée à l'alimentation se retrouve particulièrement dans mes stages de jeûne et montagne où la qualité des produits est essentielle.

- Opter pour des groupes de petites tailles (de 1 à 6 personnes par guide) pour développer un véritable échange entre chaqu'un, une qualité d'écoute et d'adaptation. Pour permettre à tous de vivre ces temps "hors du temps" de manière optimum. De plus, par ce mode de fonctionnement il est plus aisé le cas échéant de modifier un parcours, des réservations d'hébergement ou de transports pour au dernier moment mettre en place une meilleure solution. Cette philosophie imprègne toutes mes activités, des week-ends tipi en famille aux expéditions plus engagées.

- Proposer des espaces de partage pour que chaqu'un puisse exprimer sa vision et son appréhension du voyage. Et ainsi offrir la possibilité de trouver des solutions aux éventuels obstacles rencontrés individuellement. Cette dimension de reconnexion avec soi-même et le groupe fait partie intégrante de mon approche.

- Faire travailler les agences locales, les porteurs des villages, les guides locaux. En les rémunérant directement pour être certain que l'argent va ainsi au bon endroit. Par exemple sur un voyage comme le haut Atlas au Maroc, le fait de faire travailler pour un raid à ski un guide local un muletier un cuisinier fait vivre une grande partie d'un petit village de montagne, et ainsi évite la désertification rurale en permettant à des familles nombreuses de demeurer sur place. Cette approche équitable caractérise mes voyages à ski de randonnée à l'étranger.

- Privilégier la sécurité tant en terme de choix d'itinéraire que de matériel. Par exemple, pour tous les treks en altitude au dessus de 4000 m, un caisson hyperbare portable (appelé aussi caisson d'altitude) est présent pour traiter tout premier signe de MAM (Mal Aigu des Montagnes) et permettre ainsi, éventuellement, la poursuite du voyage. Ou à défaut éviter d'autres séquelles plus graves. Cette rigueur dans la gestion des risques en montagne est fondamentale.

L'éthique et environnement constituent les fondements de ma pratique professionnelle et personnelle en tant que guide de haute-montagne. Cette conscience écologique ne représente pas simplement un ensemble de bonnes pratiques appliquées mécaniquement, mais bien une philosophie de vie qui imprègne chacune de mes décisions et chacun de mes gestes en montagne. Depuis mes débuts dans le métier de guide, j'ai été témoin direct des transformations rapides et préoccupantes de l'environnement alpin : recul spectaculaire des glaciers, modification des régimes de précipitations, fragilisation de la faune et de la flore d'altitude, surfréquentation de certains sites emblématiques. Ces observations m'ont convaincu que nous, professionnels de la montagne, avons une responsabilité particulière dans la préservation de ces espaces exceptionnels qui constituent à la fois notre terrain de jeu et notre outil de travail. Transmettre cette conscience écologique aux personnes que j'accompagne fait partie intégrante de ma mission. Chaque sortie devient une occasion de sensibiliser aux enjeux environnementaux, d'enseigner les gestes respectueux, de partager cette éthique du moindre impact qui devrait guider toute pratique montagnarde.

La question de la mobilité constitue probablement le défi environnemental le plus important pour les activités de montagne. L'utilisation systématique de la voiture individuelle pour accéder aux sites d'activités génère une empreinte carbone considérable qui entre en contradiction avec les valeurs de respect de la nature que nous prétendons défendre. J'encourage donc activement mes clients à privilégier les transports en commun chaque fois que c'est possible. Les massifs préalpins comme les Bauges, les Bornes ou le Vercors offrent de nombreuses possibilités d'accès en train puis en bus, permettant de réaliser de belles courses d'alpinisme ou d'escalade sans utiliser de voiture. Pour les départs de groupe, je propose systématiquement le covoiturage, réduisant ainsi significativement l'impact de nos déplacements. Lors de mes voyages à l'étranger, je privilégie le train sur les distances moyennes plutôt que l'avion. Certes, cela demande parfois plus de temps, mais cette lenteur retrouvée fait partie intégrante de l'expérience de voyage, permettant de mieux observer les paysages traversés, de rencontrer d'autres voyageurs, de s'imprégner progressivement de l'atmosphère du pays visité. Cette approche rejoint ma vision de rêver en montagne où le chemin compte autant que la destination.

Le refus catégorique de l'héliski mérite quelques explications tant cette pratique reste prisée dans certains milieux. L'utilisation d'hélicoptères pour accéder à des zones vierges de ski hors-piste pose de multiples problèmes éthiques et environnementaux. L'impact sonore des rotations d'hélicoptères dérange considérablement la faune sauvage, particulièrement en hiver quand les animaux ont besoin de toute leur énergie pour survivre et ne peuvent se permettre de fuir en permanence. La consommation de kérosène d'un hélicoptère est absolument démesurée comparée à celle d'une montée à ski de randonnée classique. L'accès facilité à des zones normalement préservées par leur difficulté d'accès banalise ces espaces et leur fait perdre leur caractère sauvage. Enfin, sur un plan philosophique, je considère que le plaisir de la descente doit se mériter par l'effort de la montée. Cette dernière constitue un temps essentiel de contemplation, d'observation, de préparation mentale qui enrichit considérablement l'expérience globale. Proposer l'héliski reviendrait à renier ces valeurs fondamentales qui guident toute ma pratique de guide. Les participants à mes sorties comprennent généralement très bien cette position et apprécient cette cohérence entre discours et pratique.

Le choix des hébergements lors des séjours que j'organise reflète également mes préoccupations environnementales et sociales. Je privilégie systématiquement les refuges et gîtes ayant obtenu des certifications environnementales (HQE, Ecolabel européen, ISO 14001) ou ceux qui, sans certification formelle, développent des actions concrètes en faveur de l'environnement : gestion des déchets exemplaire, utilisation d'énergies renouvelables, assainissement écologique des eaux usées, isolation thermique performante, approvisionnement local en nourriture. Ces structures ont fait l'effort d'investir pour réduire leur impact écologique et méritent d'être soutenues par notre fréquentation. Au-delà des aspects purement environnementaux, je cherche également des lieux à taille humaine où l'accueil reste chaleureux et personnalisé, où les repas sont préparés avec soin à partir de produits locaux, où l'on sent que les gérants aiment vraiment leur métier et leur montagne. Ces critères de sélection garantissent non seulement un impact environnemental réduit mais aussi une qualité d'expérience bien supérieure aux grandes structures impersonnelles. Cette attention portée à tous les détails caractérise mon service d'organisation séjour tout compris.

L'alimentation lors des séjours constitue un autre pilier de mon engagement éthique et environnemental. Privilégier la nourriture locale et biologique permet de soutenir l'agriculture paysanne de montagne, de réduire l'empreinte carbone liée au transport des aliments, de garantir une meilleure qualité nutritionnelle des repas. Dans les Alpes, nous avons la chance de disposer de productions locales exceptionnelles : fromages AOC de Savoie, charcuteries artisanales, miel de montagne, fruits et légumes des vallées alpines. Composer des menus à partir de ces produits n'est pas seulement un choix écologique, c'est aussi une façon de faire découvrir le patrimoine gastronomique local et de créer du lien avec le territoire parcouru. Les repas deviennent des moments de partage et de découverte culturelle qui enrichissent considérablement l'expérience globale. Pour les voyages à l'étranger, j'applique la même logique en privilégiant les produits et préparations locales, permettant ainsi de découvrir authentiquement la culture culinaire du pays tout en faisant travailler les producteurs locaux. Cette philosophie alimentaire trouve son expression la plus aboutie dans mes stages de marche consciente et afghane où l'alimentation consciente complète la pratique contemplative.

La limitation volontaire de la taille des groupes à six personnes maximum par guide répond à plusieurs impératifs éthiques et pratiques. Sur le plan environnemental, les petits groupes ont un impact beaucoup plus faible qu'une colonne de quinze ou vingt personnes. Les sentiers sont moins piétinés, le dérangement de la faune réduit, la discrétion préservée. Sur le plan de la qualité d'encadrement, je peux réellement prendre le temps d'écouter chacun, d'adapter le rythme et les difficultés, de répondre aux questions, de partager mes connaissances. Cette proximité permet de créer une véritable dynamique de groupe où chacun se sent pleinement intégré et valorisé. La flexibilité est également bien supérieure avec un petit groupe : modifier un itinéraire en fonction des conditions ou des envies, trouver un hébergement au dernier moment, s'adapter à une situation imprévue devient beaucoup plus facile. Cette approche à taille humaine correspond profondément à mes valeurs et garantit une expérience incomparablement plus riche que celle des groupes industriels de trente personnes encadrés par deux guides débordés. Elle rejoint également la philosophie des séjours montagne pour les petits où l'attention individuelle est primordiale.

Lors de mes voyages à l'étranger, particulièrement dans les pays en développement, mon engagement éthique se traduit par le choix systématique de travailler avec des agences locales et de faire appel à des prestataires locaux : guides, porteurs, cuisiniers, muletiers. Cette approche du tourisme équitable garantit que l'argent dépensé profite réellement aux populations locales et contribue au développement économique des régions montagnardes souvent marginalisées. J'évite soigneusement les grosses agences internationales qui rapatrient l'essentiel des bénéfices et emploient les locaux à des postes subalternes mal rémunérés. En rémunérant directement et correctement les prestataires locaux, en m'assurant qu'ils disposent d'un équipement adéquat et de conditions de travail décentes, je participe modestement mais concrètement à une forme de solidarité internationale. Ces collaborations créent également des rencontres humaines authentiques qui enrichissent immensément l'expérience de voyage, transformant un simple trek sportif en une véritable aventure culturelle et humaine. Pour connaître les destinations que je propose dans cet esprit et mes tarifs et engagement guide, consultez mon site.

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L'éthique et environnement imprègnent toutes mes activités de guide de haute-montagne, des sorties locales aux expéditions lointaines. Pour découvrir la montagne dans le respect de la nature, rejoignez mes stages de marche consciente qui allient contemplation et respect de l'environnement, ou vivez une immersion nature lors d'un week-end tipi en famille. Pour approfondir votre connexion à la nature, mes retraites de reconnexion offrent un cadre privilégié. Je propose également des voyages responsables à l'étranger comme mes séjours ski de randonnée qui soutiennent les économies locales. Pour échanger sur vos aspirations et construire ensemble une expérience montagnarde éthique et respectueuse, contactez-moi via ma page de contact, je me ferai un plaisir de vous accompagner dans cette démarche responsable.

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